Le 2 février, assistez à un concert unique !

Mis à jour : janv. 29

Dimanche prochain, 2 février, les chœurs de #ND_de_la_Salette, dirigés par Mathilde Kohn, invitent le #Choeur_Ephata à l'occasion de la fête de la Présentation de Jésus au Temple. Nous voulions donc vous faire part de notre enthousiasme à l'idée de ce concert en commun, une grande première pour nous, qui, nous l'espérons, portera de beaux fruits tant au niveau musical, humain que spirituel.

Pour cela, nous vous avons préparé une présentation détaillée du #concert ainsi que quelques explications à propos du programme pour que vous puissiez goûter davantage le concert et mieux comprendre son agencement.

Tout d'abord, voici les grandes lignes du programme de ce concert :

  • Une sélection de pièces mariales, allant de Byrd à Lauridsen, interprétées par les Chœurs de Notre-Dame de la Salette.

  • Les trois motets de l'opus 69 de Félix #Mendelssohn, interprété donc par le Chœur Éphata.

  • Puis ces 4 ensembles s'associeront pour créer une œuvre d'Arnaud Bahuaud, le Cantique de Siméon, pour double chœur, chœur d'enfant et trio de solistes, écrite spécialement pour cette occasion !


Félix Mendelssohn :

Félix Mendelssohn

Issu d’une riche famille allemande, les talents de Félix Mendelssohn sont très tôt encouragés par sa mère, si bien qu’à seize ans, il a déjà composé des pièces d’une qualité telle que #Mozart ou #Schubert au même âge peuvent l’envier.

Il compose avec bonheur dans tous les genres pratiqués à son époque : symphonique, lyrique, musique de chambre, et bien-sûr musique sacrée. Il triomphe partout en Europe comme virtuose du piano pour lequel il écrit beaucoup, notamment les Romances sans paroles.

En tant que chef d’orchestre, il défend un répertoire négligé.

Son professeur, Karl Friedrich Zelter, lui transmet le goût pour la musique de Jean-Sébastien #Bach, très peu connue du public de l’époque. Grand voyageur, il impose, en plus du désormais célèbre Kantor de Leipzig, Georg Friedrich #Haendel et fait connaitre des œuvres inconnues du grand public : la 4e symphonie de Ludwig von Beethoven, la 9e symphonie de Schubert.

Félix Mendelssohn est ainsi le contraire de l’artiste romantique tourmenté et luttant pour imposer son génie. Claude Debussy le qualifie de “notaire élégant et facile”, mais c’est justement pour son raffinement et son charme que sa musique est appréciée. Robert Schumann l’appelle “le Mozart du XIXe siècle, le musicien le plus limpide qui, le premier, a su concilier les contradictions du siècle”, si bien qu’il peut être désigné comme “le plus classique des romantiques”.


Les Trois motets de l'op. 69 :

  • Jauchzet dem Hernn

Écrit initialement en Angleterre pour le service liturgique anglican, Mendelssohn prévoyait un accompagnement à l’orgue comme cela se faisait très souvent en Angleterre à cette époque. De retour à Leipzig, c’est à la demande de son éditeur que le compositeur l’adapte pour chœur a cappella, en allemand. Au travers d’une musique légère et joyeuse, Mendelssohn décrit parfaitement la joie des peuples louant leur Dieu créateur. Cette allégresse se retrouve dans une harmonie simple et solide, avec un jeu de répétition et une construction basée en partie sur le contre-point. On retrouve enfin la dimension universelle du Psaume 100 dans la doxologie, où les quatre pupitres sont à l’unisson pour rendre gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit.


Traduction :

Acclamez le Seigneur, Terre entière !

Servez le Seigneur avec joie,

Entrez devant Lui avec allégresse.

Reconnaissez que le Seigneur est Dieu.

Il nous a faits et nous sommes à Lui,

Son peuple et le troupeau de son pâturage.

Entrez par ses portes en rendant grâce,

Dans ses parvis en Le louant.

Remerciez-Le, louez son Nom.

Car le Seigneur est bon,

Et sa loyauté s’étend d’âge en âge.


  • Mein Herz

Deuxième volet de l’opus 69, #Mein_Herz (en latin : "Magnificat") subit les mêmes arrangements de Mendelssohn que le #Jauchzet.

Divisé selon les versets du cantique de Marie, ce motet pour solistes et #chœur_SATB reprend tous les sentiments que Marie dévoile à sa cousine Élisabeth, à la suite de l’Annonciation.

Le premier verset ("mon âme exalte le Seigneur") laisse éclater la joie de la Sainte Vierge, au travers de rythmes pointés et d’une construction contrapuntique.

S’ensuit un court mouvement soliste ("Il s'est penché sur son humble servante") dont la réduction du volume sonore rappelle l’humilité d’une jeune femme de 16 ans, Nouvelle Ève, élue de Dieu. La puissance de Dieu est soulignée par une harmonie pleine, au service d’un texte aux sonorités riches.

Dans le verset suivant ("Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent"), l’Amour infini de Dieu est exprimé par un thème très expressif, exposé par le soliste alto, auquel répondent successivement le quatuor de solistes et le chœur.

Puis le thème de la puissance revient ("Il renverse les puissants de leurs trônes") avec des rythmes pointés très marqués, mis en opposition directe avec la tendresse divine à l’égard des "humbles".

Suit un très beau mouvement soliste, sur "il comble de biens les affamés, et renvoie les riches les mains vides", remarquable par son expressivité et sa quiétude.

Enfin, pour le dernier verset, Mendelssohn propose un mouvement fugué qui symbolise l’infinité de la "race d’Abraham", mouvement le plus long du motet.

Félix Mendelssohn conclut son chef d’œuvre avec une doxologie très expressive, qui clôture et rassemble tous les sentiments, les émotions, les croyances et les mouvements de l’âme du cantique, pour les offrir au Dieu Trinitaire, Père, Fils et Saint-Esprit.

Traduction :

Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur !

Il s'est penché sur son humble servante ; désormais, tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !

Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent ;

Déployant la force de son bras, Il disperse les superbes.

Il renverse les puissants de leur trône, il élève les humbles.

Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.

Il relève Israël, son serviteur, Il se souvient de son amour,

de la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais.

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, pour les siècles des siècles.

Amen.


  • Herr, nun lässest du

C’est dans un style profond que Mendelssohn aborde le départ de la vie terrestre de Siméon dans ce cantique extrait de l’Évangile de Saint Luc. Le Saint-Esprit avait fait la promesse au vieillard qu’il ne mourrait pas sans avoir vu le Sauveur de l’Humanité.

Extrait de son opus 69, Mendelssohn avait destiné ce motet à quatre voix mixtes (#SATB) au service anglican pour les Vêpres. Il le composa en juin 1847 alors qu’il pleurait la mort de sa sœur Fanny.

Lui-même mourut, six mois plus tard, le 4 novembre 1847, faisant de l’opus 69 sa dernière œuvre de musique sacrée, cette même œuvre qui évoquait la mort de Siméon dans une paix rédemptrice.

Hélas, la mort de Mendelssohn à l’âge de trente-sept ans fut toute autre puisqu’elle fut le résultat d’une santé fragile, poussée à bout par son épuisement physique et moral.


Traduction :

Maintenant, Seigneur, Tu peux laisser Ton serviteur s’en aller en paix, selon Ta parole.

Car mes yeux ont vu Ton salut, salut que Tu as préparé devant tous les peuples,

Lumière pour éclairer les nations, et gloire d’Israël, Ton peuple.

Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement,

maintenant et pour toujours, pour les siècles des siècles.

Amen.


Et pour finir cette présentation, en #exclusivité pour vous qui lisez cet article et pour vous donner un avant-goût du concert de dimanche, voici un extrait de notre tout premier CD #Crux_Fidelis qui sortira physiquement à cette occasion :


Pour s'inscrire à l'événement, cliquez ici.

A dimanche avec joie !


Rogatien Despaigne

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